OKR #1 : pourquoi tes équipes ne s'engagent pas, et comment changer ça ?

Tu as mis en place des OKR. Six mois plus tard, rien n'a vraiment changé. Ce n'est pas un problème d'outil. L'outil est arrivé trop tôt. Cette série de 13 billets dit pourquoi, et comment changer ça.

OKR #1 : pourquoi tes équipes ne s'engagent pas, et comment changer ça ?
Photo by Valeria Lendel / Unsplash

Contexte : FluidShift

OKR #1 : pourquoi tes équipes ne s'engagent pas, et comment changer ça ?

Tu viens de lever, tu as des objectifs ambitieux, et tu commences à sentir que le mode de fonctionnement qui t'a amené là ne suffira plus pour la suite.

Tu recrutes, tu mets en place tes premiers managers. Et malgré tout ça, tu as l'impression de devoir encore tout faire, tout valider, tout reprendre. Les équipes travaillent, mais elles ne s'engagent pas encore pleinement. Pas comme toi.

Ce n'est pas un problème de personnes. L'outil est arrivé trop tôt.

Cette série est pour toi si

Tu viens de lever ta Série A ou B, tu as entre 20 et 100 personnes, tu crées ton premier CODIR ou tes premiers managers. Tu sens que tu dois changer de façon de diriger mais tu ne sais pas encore comment.

Ce système demande six heures par mois. Pas plus. Et il peut changer fondamentalement la façon dont ton organisation fonctionne.

Par où commencer ?

Trois questions pour trouver ton point d'entrée dans la série.

Tu n'as pas encore d'OKR et tu ne sais pas par où commencer ? Lis les billets dans l'ordre : 2, 3, 4, puis 5. Reviens ensuite à ce billet pour avoir la vue d'ensemble.

Tu as déjà des OKR mais ils ne fonctionnent pas vraiment ? Commence par le billet 5 sur run et build. Puis le billet 6 sur KPI versus OKR. Tu comprendras pourquoi ils échouent avant même de regarder comment les améliorer.

Tu as le système en place mais tes managers ne s'engagent pas encore pleinement ? Va directement au billet 11 sur les conversations et feedbacks. Puis le billet 13. C'est là que se joue l'engagement réel.

Pourquoi les OKR échouent avant même de commencer

En 1999, John Doerr, l'investisseur qui a financé Google, présente aux fondateurs Larry Page et Sergey Brin un système de pilotage appris chez Intel : les OKR, Objectives and Key Results. Ce système va structurer la croissance de Google pendant deux décennies.

Sa conclusion la plus dérangeante : les OKR ne créent pas la culture. Ils révèlent la culture existante. Installez-les sur une culture de méfiance ou de non-dits, ils amplifieront la méfiance et les non-dits.

Les OKR échouent presque toujours pour la même raison : ils arrivent avant que le terrain soit prêt, avant que la confiance soit construite, que les rôles soient clarifiés, que le fondateur ait commencé à créer les conditions pour que les autres portent.

Un outil de pilotage dans les mains d'un fondateur qui n'a pas encore lâché devient un outil de contrôle déguisé. Non par mauvaise volonté, par réflexe.

Ce que les OKR font vraiment

Les équipes ne s'engagent pas sur ce qu'elles ne voient pas. Ce que tu vois, la direction, l'ambition, le futur que tu construis, n'est pas aussi visible pour eux que tu le penses.

Les OKR font quelque chose de simple et de puissant : ils rendent ta vision visible pour tout le monde. Ils créent un pont entre ce que tu vois et ce que tes équipes peuvent saisir, comprendre, et porter avec toi.

Cette série te donne un système concret, testé, qui fait tourner une organisation sans que tu portes tout.

Les 13 billets de la série

Le système

Le pilotage

Le rythme

La culture

Ce que tu fais dès lundi

Pose-toi une seule question : si tu devais expliquer à tes équipes où vous allez dans six mois en trois phrases maximum, qu'est-ce que tu dirais ? Si tu n'as pas de réponse claire, les billets 2 et 3 sont ton point de départ.

La base est posée. La suite naturelle est là.

OKR #2 : comment écrire un objectif qui donne vraiment envie →